Villa Saint-James

Aix-les-Bains (73)
Monument historique

ÉDIFICE

Type d'édifice

Immeuble

Date de construction 1891, 1893
Siècles de construction 4e quart 19e siècle
Description

L'immeuble est implanté en bordure de rue. Il ouvre à l'arrière sur une cour fermée, de part et d'autre de laquelle s'élève deux corps de bâtiments en retour d'équerre sur le bâtiment principal. Celui de gauche, d'un seul niveau d'élévation, servait autrefois de logement au gardien ; aujourd'hui il fait partie intégrante de l'appartement du rez-de-chaussée. Des balcons règnent devant les façades sur cour à chaque niveau, ceux du deuxième et du troisième étages sont en partie couverts. Un escalier en pierre, situé après le hall d'entrée, donne accès aux étages. Les fenêtres sur la cage d'escalier sont garnies de vitraux à décors géométriques. Un décor peint sur toile marouflée orne le hall d'entrée, le vestibule et la cage d'escalier. Le plafond du hall d'entrée est également recouvert d'un décor peint. Un des appartements conserve également des plafonds décorés de toiles marouflées peintes. L'emplacement était occupé, depuis 1869, par un hangar construit en fond de parcelle. En 1887, un logis, occupé par un loueur de voitures, lui fut accolé. L'ensemble fut détruit, en 1891, pour la construction d'un immeuble réalisé par l'entreprise Paul Bonna. Celui-ci était achevé en 1893. A la demande d'Eugène Gavard, une plaque de marbre, portant l'inscription Villa Saint-James, fut apposée sur l'immeuble en 1894. En 1898, une marquise ouvragée dessinée par l'architecte Delimoges, fut ajoutée en façade. D'après le permis de construire elle était couverte en verre de Saint-Gobain. En 1930, Gabrielle Chiron veuve de Michel Mermoz, hôtelière, intégra l'immeuble dans la société anonyme des Hôtels Mercédes et Saint-James. Elle le retira de cette société en 1933 pour le subdiviser en cinq lots. Ces lots furent vendus en 1935. Le docteur Emile Paul y installa alors son cabinet médical. En 1968, la réfection des façades entraîna la disparition des carreaux de céramiques de la façade principale sur rue. En 1982, les marches en pierre de la montée d'escalier furent en partie tronquées pour l'installation d¿un ascenseur. En 1997, la marquise, endommagée par un camion, fut remplacée par une nouvelle s'inspirant du modèle original. En 1999, la construction d'un immeuble neuf, à l'emplacement de la villa voisine, entraîna l'obstruction de la majorité des jours du pignon ouest. (Texte extrait de la notice rédigée par le service de l'Inventaire général du patrimoine lors de l'inventaire d¿Aix-les-Bains.) Témoin des décors des pensions modestes de la ville thermale, les décors de la Villa Saint-James sont conservés dans les parties communes et dans un appartement de l'immeuble dit « Villa Saint-James ». La demande de protection au titre des monuments historiques émane d'une des copropriétaires et porte aussi bien sur les peintures communes de l'immeuble que sur les peintures d'un des appartements du premier étage.

PROTECTION

Nature de la protection 2023/12/06 : inscrit MH
Précision de la protection La villa Saint-James, façades et toitures, ainsi que le hall d’entrée, le vestibule donnant sur l’escalier, la cage d’escalier jusqu’au dernier étage, ainsi que les plafonds peints de la salle à manger et de la chambre à coucher de l’appartement du premier (lot n° 6), situé 4 rue Boyd, sur la parcelle n° 297, figurant au cadastre section CD : inscription par arrêté du 6 décembre 2023

AUTRE

Propriétaire Propriété privée
Référence PA73000036
Source des données Ministère de la Culture (POP)

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