Eglise Saint-Irénée et calvaire
Lyon 5e arrondissement (69)ÉDIFICE
Église;calvaire extérieur
En 1687, les chanoines de Saint-Irénée érigent un calvaire dans l'espace situé au chevet de leur église. Auparavant, au bout du cimetière paroissial, une première chapelle à deux niveaux (désignée sous le vocable de Saint-Antoine et Saint-Nicolas) fermait l'enclos qui s'étendait derrière l'église Saint-Irénée. Cette chapelle a été ruinée en 1562, au moment où les Protestants ont ravagé les églises de Saint-Just et Saint-Irénée situées à proximité. Le calvaire actuel est aménagé sur un promontoire, point central du dispositif, parfaitement positionné en haut d'une pente naturelle et visible depuis la Presqu'île. Le calvaire de Saint-Irénée était d'ailleurs l'aboutissement du parcours dévotionnel qui partait de l'ancienne église Sainte-Croix située à proximité de la cathédrale Saint-Jean et qui arrivait en haut de la colline en empruntant la montée du Gourguillon. Après la Révolution Française, cette pratique n'est pas reconduite et le calvaire est vandalisé. En 1817, la réparation du calvaire est achevée grâce à l'investissement de Jean-Christophe Guillaud (1753-1821), négociant-manufacturier originaire de Saint-Étienne et d'autres pieux lyonnais, associés en une souscription à destination du monument.