Destination de l'édificeArchitecture domestique, édifice domestique, demeure, maison
Date de construction1972
Siècle de construction20e siècle
Auteur(s) de l'édificeHébrard Jean-Raphaël (architecte)
DescriptionEn pleine période d’épanouissement de sa carrière, Jean-Raphaël Hébrard construit la maison Cherenda, pour vivre avec sa famille, sur les hauteurs d’Arcangues. « Cherenda » signifiant « sentier en pente » en basque.
Intérêt"Influencée par le Mouvement moderne tout en étant soucieuse de l'ancrage local, l'architecture de Jean-Raphael Hébrard associe les acquis de la modernité aux traditions basque et landaise qu'il revisite. La maison «Cherenda» illustre particulièrement cette spécificité au travers d'une expression que l'on peut qualifier de régionaliste critique. Par sa volumétrie puissante, ses longs pans de toits qui plongent dans le sol, les matériaux qu'elle convoque (tuiles canal, pierre de la Rhune), elle est exemplaire d'une architecture située et fait référence à l'etxe basque ; valeur de manifeste de l'œuvre en raison de son appartenance à un mouvement architectural ou d'idées reconnu : la villa peut être qualifiée de ""régionalisme critique"", en associant le modernisme architectural à des traditions basques et landaises revisitées"
HistoriqueVaste maison en situation de belvédère, organisée en terrasses selon la topographie autour de deux parties zones principales : -une exposée nord-ouest protégée du climat et des regards par laquelle se fait l’accès des véhicules et voitures, -une autre, plus privative, exposée au sud, généreusement ouverte sur le lointain où se trouvent pièces à vivre et chambres. Un plan éclaté permet d’organiser le programme, de mettre en relation vie intérieure et extérieure et de faire du paysage, le fond de scène de chaque pièce. Des cheminées monumentales apportent un contre point aux toitures mono pentes qui se caractérisent par leur ampleur et leur affleurement du sol par leur extrémité. Le travail de charpente, pans, poteaux et poutres de bois ainsi que le soin accordé à l’évacuation des eaux traduisent la volonté d’affirmer le caractère architectonique de la construction.