Centrale nucléaire de Saint-Laurent-des-Eaux

Saint-Laurent-Nouan (41)
Architecture contemporaine remarquable

PRÉSENTATION

Destination de l'édifice Architecture industrielle, usine, usine génératrice d'énergie, centrale électrique
Date de construction 1963, 1983
Siècle de construction 20e siècle
Auteur(s) de l'édifice Mailly Jean de (architecte)
Description Leur conception est confiée à Jean de Mailly (1991-1975) qui, au titre d’architecte des Bâtiments civils et Palais nationaux, est sollicité pour plusieurs projets initiés sous la présidence de Charles de Gaulle. Pour la réalisation des réacteurs nucléaires, Jean de Mailly est associé à son confrère Jean Dubuisson (1941-2011) auteur de nombreux grands ensembles de logements en Île-de-France. Les deux premières unités sont construites suivant un procédé novateur dit outdoor. Le réacteur et les échangeurs de chaleur sont placés dans une même enceinte sous pression en béton précontraint d’environ 56 m. de haut. Autour de ce caisson, les architectes ont édifié un portique métallique dont la structure indépendante mesure 85 m. de haut. Il sert à la manutention des grosses pièces et au changement des combustibles. Une seconde tranche de travaux débute en 1978. De Mailly et Dubuisson donnent les dessins pour deux nouveaux réacteurs à eau pressurisée. Le refroidissement du système est assuré par deux tour de béton de 120 m. de haut, élévation réduite en raison de la proximité du château de Chambord.
Intérêt Témoignage de l’ambitieuse politique nucléaire de la France au cours des Trente Glorieuses, la centrale de Saint-Laurent-des-Eaux illustre également l’évolution technique et architecturale de cet équipement industriel et notamment l’apparition, dans le paysage français, des tours de refroidissement. Cette centrale doit son intérêt, en outre, au travail commun de Jean de Mailly et de Jean Dubuisson, deux architectes qui s’illustrèrent dans la réalisation de grands ensembles et dans l’emploi du béton.
Historique La centrale de Saint-Laurent-des-Eaux accompagne le développement de l’énergie nucléaire dans la France des Trente Glorieuses. En 1963, le commissariat à l’Energie atomique décide de construire sur ce site deux réacteurs de type Uranium Naturel Graphite-Gaz (UNGG) qui entrent en fonction respectivement en 1969 et 1971.

LABEL

Label Architecture contemporaine remarquable
Date de labellisation de l'édifice 2016

AUTRE

Référence ACR0000442
Source des données Ministère de la Culture
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