Groupe scolaire Beaujardin-Raspail

Tours (37)
Architecture contemporaine remarquable

PRÉSENTATION

Destination de l'édifice Architecture scolaire, édifice scolaire, école, groupe scolaire
Date de construction 1955
Siècle de construction 20e siècle
Auteur(s) de l'édifice Labadie Pierre (architecte), Barrucand Roger (architecte), Gravrand Yves (architecte)
Description La ville de Tours est gravement touchée lors des bombardements de la Deuxième Guerre mondiale : les quartiers sud-est, par leur proximité avec la commune de Saint-Pierre-des – Corps et ses infrastructures ferroviaires, sont particulièrement sinistrés. Le groupe scolaire du quartier de Beaujardin est par ce fait entièrement détruit au printemps 1944. Quatre ans plus tard, en accord avec le ministère de la Reconstruction et de l’urbanisme (MRU), le conseil municipal désigne l’architecte Pierre Labadie pour étudier la reconstruction de l’ensemble, assisté de deux confrères tourangeaux. Le projet trouve son emplacement au sud de la rue Édouard-Vaillant, sur une parcelle en limite de l’ancien canal de Berry. Plusieurs fois retardé suite à des modifications de programme et de financement, le permis de construire est accordé en décembre 1952, les travaux s’achevant en 1955. Aucune évolution majeure n’est intervenue depuis. Le groupe scolaire Raspail comprend une école primaire de filles et une de garçons, ainsi qu’une école maternelle, un gymnase, et un terrain de sports de plein-air. L’ensemble est organisé suivant une composition en peigne, les trois écoles étant agrafées, côté rue Édouard-Vaillant, aux services communs (logements, salle de conférences, dispensaire) et aux préaux. L’implantation suit les logiques hygiénistes de l’architecture scolaire de l’époque : les salles de cours sont placées au sud de chaque barrette, tandis que les préaux, à l’ouest, protègent des vents océaniques qui sont dominants en Touraine. Le plan d’ensemble protège également du bruit de la circulation, tout en éloignant les classes des industries alors présentes à Saint-Pierre-des-Corps. La construction associe une ossature béton armé avec des murs en maçonnerie traditionnelle, parés de moellons sur les faces extérieures. La monumentalité de la composition symétrique de Pierre Labadie procède d’un équilibre subtil entre lignes horizontales et verticales, dans un jeu de matières et de couleurs caractéristique de l’architecture des années 1950. De nombreux éléments de second œuvre (revêtements de sols, escaliers, menuiseries métalliques) sont d’origine. Le groupe scolaire possède également encore les œuvres (trois fresques murales et deux bas-reliefs gravés) issues du 1 % artistique. L’ensemble constitue un portrait remarquable des grands groupes scolaires édifiés en France au cours de la Quatrième République.
Historique La ville de Tours est gravement touchée lors des bombardements de la Deuxième Guerre mondiale : les quartiers sud-est, par leur proximité avec la commune de Saint-Pierre-des – Corps et ses infrastructures ferroviaires, sont particulièrement sinistrés. Le groupe scolaire du quartier de Beaujardin est par ce fait entièrement détruit au printemps 1944. Quatre ans plus tard, en accord avec le ministère de la Reconstruction et de l’urbanisme (MRU), le conseil municipal désigne l’architecte Pierre Labadie pour étudier la reconstruction de l’ensemble, assisté de deux confrères tourangeaux. Le projet trouve son emplacement au sud de la rue Édouard-Vaillant, sur une parcelle en limite de l’ancien canal de Berry. Plusieurs fois retardé suite à des modifications de programme et de financement, le permis de construire est accordé en décembre 1952, les travaux s’achevant en 1955. Aucune évolution majeure n’est intervenue depuis. Le groupe scolaire Raspail comprend une école primaire de filles et une de garçons, ainsi qu’une école maternelle, un gymnase, et un terrain de sports de plein-air. L’ensemble est organisé suivant une composition en peigne, les trois écoles étant agrafées, côté rue Édouard-Vaillant, aux services communs (logements, salle de conférences, dispensaire) et aux préaux. L’implantation suit les logiques hygiénistes de l’architecture scolaire de l’époque : les salles de cours sont placées au sud de chaque barrette, tandis que les préaux, à l’ouest, protègent des vents océaniques qui sont dominants en Touraine. Le plan d’ensemble protège également du bruit de la circulation, tout en éloignant les classes des industries alors présentes à Saint-Pierre-des-Corps. La construction associe une ossature béton armé avec des murs en maçonnerie traditionnelle, parés de moellons sur les faces extérieures. La monumentalité de la composition symétrique de Pierre Labadie procède d’un équilibre subtil entre lignes horizontales et verticales, dans un jeu de matières et de couleurs caractéristique de l’architecture des années 1950. De nombreux éléments de second œuvre (revêtements de sols, escaliers, menuiseries métalliques) sont d’origine. Le groupe scolaire possède également encore les œuvres (trois fresques murales et deux bas-reliefs gravés) issues du 1 % artistique. L’ensemble constitue un portrait remarquable des grands groupes scolaires édifiés en France au cours de la Quatrième République.

LABEL

Label Architecture contemporaine remarquable
Date de labellisation de l'édifice 2024

AUTRE

Référence ACR0001884
Source des données Ministère de la Culture
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