Villa Pointe d'aube

Fondettes (37)
Architecture contemporaine remarquable

PRÉSENTATION

Destination de l'édifice Architecture domestique, édifice domestique, demeure, maison
Date de construction 1961
Siècle de construction 20e siècle
Auteur(s) de l'édifice Farges Julien (architecte)
Description Adossée à la pente, la villa se développe sur deux niveaux suivant un plan d’ensemble en L. Le garage, la chaufferie, ainsi qu’une grande pièce aujourd’hui aménagée en suite parentale occupent le rez-de-chaussée. Le niveau supérieur est accessible par un escalier à l’air libre menant à une terrasse surmontant le garage. Il comprend plusieurs chambres, une cuisine et une grande pièce de vie avançant à l’est par une rotonde généreusement ouverte pour profiter de la vue panoramique sur la vallée de la Loire. La courbe de ce grand séjour est reprise par les formes libres du massif de la cheminée et par le vitrail coloré, malheureusement non signé, qui coiffe le mur nord. L’aspect extérieur de la villa Pointe d’Aube l’inscrit dans une veine résolument moderniste, ses façades associant des élévations en moellons séparés par des gros joints avec un parement en lattis de bois pour le séjour du premier étage (le bois étant aussi utilisé pour dissimuler les coffres des volets roulants). La villa est coiffée par un spectaculaire toit en inox au profil en V, à la sous-face elle aussi garnie de bois. Un grand balcon filant vient prolonger la terrasse au-devant du séjour, répétant en décalé le mouvement courbe de la rotonde. Cette dernière prend appui, par un poteau en béton armé, sur un bassin d’agrément. Plusieurs détails de second œuvre sont enfin caractéristiques de l’esthétique de la fin des années 1950, tels que les travaux de ferronnerie que constituent les deux portails extérieurs et la rampe de l’escalier intérieur.
Historique Les coteaux de la rive nord de la Loire sont, depuis les dernières années du XIXe siècle et la révolution des transports, des lieux appréciés de la bourgeoisie tourangelle qui y fait bâtir des villas dans un style balnéaire ou régionaliste. Ces maisons d’architecte deviennent moins fréquentes à partir de la Seconde Guerre mondiale, dans un contexte accru de périurbanisation et de développement pavillonnaire. L’architecte Julien Farges, né à Tours mais dont la vie professionnelle se déroule en région parisienne, réalise en 1961 pour un notable local une grande villa familiale au sein d’un lotissement à la qualité paysagère remarquable.

LABEL

Label Architecture contemporaine remarquable
Date de labellisation de l'édifice 2023

AUTRE

Référence ACR0001944
Source des données Ministère de la Culture
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