Église paroissiale Saint-Martin

Le Manoir-sur-Seine (27)
Architecture contemporaine remarquable

PRÉSENTATION

Destination de l'édifice Architecture religieuse, édifice religieux, édifice religieux chrétien, église
Date de construction 1952
Siècle de construction 20e siècle
Auteur(s) de l'édifice Dupont Pierre (architecte), André Yves (entrepreneur), Barillet Jean (maître verrier), Bony Paul (maître verrier)
Description L’église, en béton armé, est orientée et construite selon un plan longitudinal. La nef, coiffée d’un toit à deux pans, est prolongée par un chœur semi-circulaire. Un corps de bâtiment annexe, abritant la sacristie et une chapelle comportant les fonts baptismaux, flanque le mur nord. Le clocher ajouré, de plan carré, est traité en campanile indépendant. La façade en mur-pignon est percée d’une porte à auvent et d’une grande verrière en dalles de verre prise dans un réseau orthogonal comportant un motif abstrait rehaussé de mots en référence à la vie de saint Martin. Une série de baies rectangulaires préfabriquées court le long des murs latéraux et du chœur. À l’exception de la façade, où le béton brut est apparent, les murs, ainsi que ceux du clocher, sont en plaques de béton de mignonette lavée à bain de ciment blanc avec joints en creux. La voûte surbaissée était visible jusqu'à son recouvrement dans les années 2000 par un faux plafond en plaques de vermiculite. Le vitrail situé dans l’axe principal représente l’eucharistie, avec l’hostie et le calice, le blé et le raisin. Le chœur est légèrement surélevé en estrade et est séparé de la nef par une clôture en fer formée d’une simple trame.
Historique Entourée par le cimetière, l’église paroissiale du Manoir, datant en majeure partie du XVIe siècle, est détruite lors d’un bombardement aérien en 1944. Quelques éléments mobiliers, dont un lutrin du XVe siècle et plusieurs statues sont épargnés par les destructions. Une nouvelle église est construite grâce aux dommages de guerre et à des financements privés provenant du Canada à un emplacement différent de la précédente, au cœur d’un quartier entièrement reconstruit. Les travaux sont menés par l’entreprise Yves André sur les plans de l’architecte Pierre Dupont, installé à Évreux. La bénédiction a lieu le 5 octobre 1952. Les vitraux sont l’œuvre du maître verrier Jean Barillet, le chemin de Croix en céramique est dû au peintre et céramiste Paul Bony, le tabernacle et le Christ en croix au sculpteur Pierre Colombo.

LABEL

Label Architecture contemporaine remarquable
Date de labellisation de l'édifice 2001

AUTRE

Référence ACR0000840
Source des données Ministère de la Culture
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