Destination de l'édifice
Architecture de culture recherche sport ou loisir, édifice et aménagement de culture recherche sport ou loisir, édifice sportif, stade
Date de construction
1936
Siècle de construction
20e siècle
Auteur(s) de l'édifice
Blanchot René
Description
Le stade municipal, aujourd'hui dénommé François-Chassaing, est situé sur un plateau surplombant le groupe scolaire, et offre un panorama sur le centre-ville. L'accès s'effectue au moyen de gradins naturels en terre engazonnée, suivis par un escalier monumental en pierre d'Eyrein, comprenant trois volées successives. La terrasse située au sommet est entourée de deux portiques symétriques construits en béton armé et plaqués en pierre, suivant un dessin proche de celui utilisé au même moment pour le portique du champ de foire aux porcs. Ces portiques encadrent une porte monumentale construite suivant la même technique, et donnant accès au stade ; prenant modèle sur les arcs de triomphe romains, elle s'abstient cependant de toute référence ornementale à l'antique. Son plan est légèrement courbe, la topographie empêchant d'inscrire le terrain de sport dans la continuité du grand axe de composition urbaine. Enfin, les locaux de la billetterie du stade et les douches flanquent le portail sud.
Intérêt
L'histoire urbaine d'Egletons constitue un moment singulier dans la chronologie de l'urbanisme en France : rares sont les communes de cette échelle, a fortiori en milieu rural, à avoir connu des transformations si importantes visant à élever les conditions de vie matérielles et morales de ses habitants. Le stade participe ainsi d'un ensemble assurant trois fonctions : l'éducation, la culture et le sport. Son architecture austère et monumentale évoque les ensembles destinés aux rassemblements de masse en plein-air édifiés au même moment en Allemagne, en Italie et dans les pays d'Europe du Nord.
Historique
La commune d'Egletons, qui compte seulement 2 000 habitants au début du XXe siècle, connaît une remarquable croissance pendant l'entre-deux-guerres, sous l'impulsion de son député-maire Charles Spinasse. La modernisation de la cité est soutenue par la mise en œuvre d'un plan d'aménagement, d'extension et d'embellissement (PAEE), dont l'étude est confiée à l'architecte parisien Robert Danis et à son collaborateur René Blanchot, qui vient finalement créer sa propre agence en Corrèze. Le plan de Robert Danis prévoit notamment la réalisation d'un axe monumental au sud du centre-ville, comprenant un foyer des campagnes (actuel cinéma), le groupe scolaire Albert-Thomas et, à la pointe sud de la composition, le stade municipal. Ces réalisations, à l'instar d'autres équipements publics et d'aménagements routiers, sont édifiées en un temps remarquablement court au cours des années 1930.