Destination de l'édificeUrbanisme et espaces aménagés, secteur urbain, quartier
Date de construction1934, 1960
Siècle de construction20e siècle
Auteur(s) de l'édificeMacary François (architecte), Macary Louis (architecte)
DescriptionLa plupart des bâtiments du quartier correspondent à des villas ou à de petits immeubles de logements collectifs, souvent dotés de petits jardins à l'arrière. Le caractère urbain est davantage affirmé que dans les quartiers de L'Hôpital ou de Champanatier édifiés quelques années auparavant, la grande majorité des constructions du quartier des Jacobins étant édifiées à l'alignement de la rue, et leur hauteur moyenne étant plus élevée. La variété des styles témoigne des différentes directions prises par l'architecture française des années 1930-1940. Si les architectes adaptent leurs plans à l'évolution des modes de vie (l'incorporation des salles de bains et le rehaussement du rez-de-chaussée, destiné à glisser un garage dans le soubassement), le dessin des façades rappelle l'attrait de l'éclectisme et des formes évoquant l'architecture balnéaire ou de villégiature. Les maisons les plus remarquables, face au parc de la Roseraie, frappent par leur métissage, les ferronneries typiques de l'Art déco ou de l'après-guerre voisinant avec des toitures construites suivant les types de la côte normande.
IntérêtRegroupées autour du square central, les maisons les plus remarquables du quartier des Jacobins rendent compte de la capacité des architectes locaux – Louis Macary et Prosper Verlhac en particulier – à répondre à la volonté d'affichage de leurs clients, soucieux d'une esthétique plaisante et exotique, tout en la conciliant avec les procédés de construction modernes, et avec l'évolution des typologies accompagnant celle des modes de vie.
HistoriqueLa ville de Brive-la-Gaillarde connaît, à l'instar des autres pôles urbains en France, une croissance économique et démographique soutenue au cours de la Troisième République, passant d'environ 10 000 habitants en 1870 à plus de 30 000 au seuil de la Seconde Guerre mondiale. Le développement de l'industrie et l'arrivée du chemin de fer permettent à la ville de sortir de ses limites médiévales, le tracé des anciens remparts étant repris par la première ceinture de boulevards. De grands terrains appartenant à des congrégations religieuses et situés dans les faubourgs sont petit à petit morcelés et remplacés par des lotissements. L'enclos du couvent des jacobins est ainsi racheté par la famille Rupin-Mage qui compte parmi les plus fortunées de Brive-la-Gaillarde. Leurs héritiers engagent, à partir de 1935, le lotissement du terrain qui jouit d'un emplacement favorable, à proximité immédiate du centre-ville et de la route de Paris. Le nouveau quartier est composé autour d'un vaste square triangulaire situé en son cœur, et aujourd'hui appelé parc de la Roseraie.