Destination de l'édificeArchitecture artisanale commerciale et tertiaire, édifice artisanal commercial ou tertiaire, abattoir
Date de construction1931, 1934
Siècle de construction20e siècle
Auteur(s) de l'édificeCharton Roger (architecte), Fridel Édouard (architecte)
DescriptionL’abattoir municipal est situé à la sortie ouest de Sancerre, au bord de la route d’Amigny, non loin du cimetière. L’édifice de plan rectangulaire est construit avec une ossature en béton armé remplie de parpaings de béton et couverte d’une voûte en berceau sur charpente de béton armé. La façade principale sur rue est régie selon une organisation tripartite qui rend lisible l’agencement intérieur. Son pignon s’ouvre directement sur la chaussée et se signale par la grande baie thermale éclairant la nef, sous laquelle se lit, moulée dans le béton, l’inscription « Abattoir ». À l’intérieur, la halle principale, ouverte sur deux niveaux, est destinée à l’abattage. Les espaces latéraux, au rez-de-chaussée, sont consacrés aux étables, au traitement des viscères et aux préparations charcutières et tripières. En outre, l’abattoir de Sancerre dispose d’un système innovant de traitement des eaux et matières résultant de l’abattage qui sont évacuées par épandage souterrain dans d’anciennes carrières situées sous l’édifice.
IntérêtL’abattoir municipal de Sancerre témoigne de l’action édilitaire de nombres de bourgs ruraux pour pourvoir leur territoire d’équipements adaptés aux nouvelles normes d’hygiène qui réforment tous les champs de l’architecture française au cours de la première moitié du XXe siècle. Cet édifice illustre, en outre, l’adaptation à une petite échelle de modèles tirés du répertoire de l’architecture industrielle – ici l’usine-halle – et de techniques de construction qui, à l’instar du béton armé, sont encore nouvelles. Reconverti en brasserie artisanale, l’architecture de l’ancien abattoir de Sancerre révèle aussi les capacités de réadaptation de ce type de grands volumes sous voûte de béton.
HistoriqueEn 1931, la municipalité de Sancerre qui souhaite s’équiper d’un nouvel abattoir fonctionnel, conforme aux prescriptions hygiénistes de l’époque s’adresse aux architectes Roger Charton et Edouard Fridel, pour la rédaction d’un installés dans le département voisin de la Nièvre mémoire des travaux. Le nouvel abattoir est officiellement achevé le 6 décembre 1934.