Gare routière

Royan (17)
Architecture contemporaine remarquable

PRÉSENTATION

Destination de l'édifice Génie civil, édifice du génie civil, gare routière
Date de construction 1953, 1964
Siècle de construction 20e siècle
Auteur(s) de l'édifice Simon Louis (architecte), Grizet Pierre (architecte)
Description Le bâtiment est constitué d’une rotonde, correspondant au hall d’accueil et aux guichets, dont la couverture hélicoïdale en béton se déroule sous la forme d’un portique, soutenu par de fins poteaux métalliques, destiné à abriter les voyageurs attendant devant les quais. Si la façade principale sur le cours de l’Europe est entièrement vitrée sur châssis métalliques, celle donnant sur le jardin public présente un soubassement en bossage rustique, appareillage également utilisé pour le muret servant d’appui intermédiaire au portique. Vue depuis la « Tache verte », l’élévation subit les influences de l’architecture navale, s’apparentant à une vedette de plaisance. À l’intérieur, un pilier central organise la circulation du hall baigné par la lumière de l’imposante verrière. À l’instar de plusieurs équipements édifiés à Royan (centre administratif, casino, marché couvert, poste, temple protestant) à partir du début des années 1950, l’architecture – et en particulier le plan-masse – de la gare s’inspire des réalisations de la station balnéaire de Pampulha à Belo Horizonte aménagée au début des années 1940 par les architectes de l’école brésilienne et diffusées dans un numéro spécial (n°13-14) de la revue L’Architecture d’aujourd’hui en 1947. Le principe d’une rotonde vitrée, prolongée par un portique, est emprunté au dessin de la Casa do Baile, restaurant-dancing construit par Oscar Niemeyer, qui coiffe cependant sa salle de bal d’un toit-terrasse et donne à la galerie un mouvement ondulé qui la distingue de l’équipement royannais.
Intérêt Offrant une réinterprétation originale de l’architecture brésilienne particulièrement adaptée à la reconstruction de la ville balnéaire, l’ancienne gare routière témoigne du basculement des références du néo-classicisme beaux-arts mâtiné de régionalisme, héritier des années 1930, vers la modernité d’un style propre aux années 1950 emblématique de l’architecture de Royan, souvent surnommée la « Brasilia de Saintonge ».
Historique Édifiée à partir de 1959 selon un projet apparemment dessiné en 1953 par Louis Simon, alors architecte en chef adjoint de la reconstruction de la ville, assisté de l’architecte rochelais Pierre Grizet et de l’ingénieur René Sarger, la nouvelle gare routière de Royan remplace celle démolie lors des bombardements alliés du 5 janvier 1945 – qui détruisent la ville à 85% – et qui était située à quelques mètres plus au nord, le long du boulevard Albert-Ier. Achevé en 1964, le nouvel équipement est implanté en limite sud de la « Tâche verte », îlot occupé par un vaste jardin public aménagé au même moment, pour assurer la liaison entre le quartier de la gare, à l’est et le centre-ville, à l’ouest. Désaffectée en 1998, la gare routière est réhabilitée en galerie d’exposition en 2000.

LABEL

Label Architecture contemporaine remarquable
Date de labellisation de l'édifice 2004

AUTRE

Référence ACR0000947
Source des données Ministère de la Culture
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