Le Saint-Georges

Marseille 7e Arrondissement (13)
Architecture contemporaine remarquable

PRÉSENTATION

Destination de l'édifice Urbanisme et espaces aménagés, secteur urbain, îlot
Date de construction 1963
Siècle de construction 20e siècle
Auteur(s) de l'édifice Gros Claude (architecte)
Description Ce programme urbain ne se limite pas aux fonctions résidentielles. Il comprend également dès l’origine une église, une école de 6 classes, une salle de congrès de 700 places, une galerie commerçante, un hôtel et un restaurant panoramique. A l’exception de ce dernier, l’ensemble du programme est logé dans une nappe basse occupant l’ensemble du terrain selon deux plans distincts. Cette nappe sert de socle aux logements et établit des relations très ouvertes avec l’espace public grâce à une façade ouvragée et variée (frise en relief, sculpture en céramique émaillée, vitrail de Max Ingrand). Ce principe de construction en nappes surmontées de tours est expérimenté sur le Lever Building à New-York (SOM arch. 1952). En Europe, l’exemple du SAS hôtel de Copenhague (Arne Jakobsen, 1960) lui est contemporain. Les deux bâtiments de superstructure culminent à 9 et 19 étages. Le plus bas, au sud, élevé selon un gabarit urbain courant, est dans l’alignement de la rue du Capitaine Dessemond et comporte des commerces en rez-de-chaussée. Le volume le plus élevé, à l’équerre du premier, se développe vers le nord avec une belle inflexion à l’ouest retrouvant la trame du bâti de la caserne voisine dont le surplomb marque fortement le projet. Les façades sont solidement tramées, décomposant nez de dalle, poteaux et remplissage d’allège. Cette écriture, très élémentariste, restera un des traits caractéristiques de l’architecture de Claude Gros.
Historique Louis Cottin, président fondateur de La Savoisienne (agence de construction de logements) fit la promotion du Saint-Georges établi sur les terrains d’une usine de peinture, détruite en 1944, qui comprenaient aussi une église dédiée par son curé à saint Georges. Après guerre, les règles de reconstruction autorisaient le dépassement des plafonds de hauteur courante (cf. : Bel Horizon). Le quartier du Pharo devait être le quartier des buildings. En 1952, un projet d’urbanisme de Fernand Pouillon y prévoyait un regroupement de tours.

LABEL

Label Architecture contemporaine remarquable
Date de labellisation de l'édifice 2006

AUTRE

Référence ACR0001374
Source des données Ministère de la Culture
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